Mais pourquoi donc, après une si belle journée hier?![]()
Je décris la scène :
7h50, dans la montée vers l'école (à 15% je le rappelle!), Anderson Avenue, il doit faire 0° et mon coeur est plus proche de la tachichardie que de son rythme normal. Je suis chargée comme un "bourricot" (cartable à la main droite, sac à main sur l'épaule droite, et en bandoulière mon sac isotherme avec à l'intérieur de quoi tenir jusqu'à l'après-midi + bonnet, écharpes et gants, ça fait beaucoup).
C'est alors qu'un peu plus haut, sur ma gauche, je vois un homme et son chien, un de ces chiens qui, en France doit être muselé, un petit molosse bien musclé. Ce "petit molosse" n'est pas tenu en laisse... Mais voilà qu'il aperçoit un chat, qui se trouve à mes pieds.
Je continue à avancer (comme je peux, c'est à dire le buste en avant, hors d'haleine, c'est à hurler de rire) en priant pour ce pauvre minou qui, dans l'esprit de ce chien ne doit représenter qu'une entrecôte bien fraîche!
Et c'est alors que le maître du chien se met à parler au chien, à le sermonner et persuader son "tendre toutou" de ne point attaquer ce petit chat innocent. Enfin... je suppose. Ce n'était pas une injonction du type "couché pas bouger!". Non! Un vrai discours... long et rempli de vocabulaire complexe...
Car voilà pourquoi je me suis sentie bien seule:
le chien a optempéré et a très bien compris son maître!!!!!
Le chat ne n'est donc pas retrouvé à servir de petit déjeuner à cette heure matinale.
Et en ce qui me concerne, UN CHIEN COMPREND CE QUE MOI JE NE COMPRENDS PAS!!!
Si ça n'est pas un grand moment de solitude, je ne sais pas comment ça s'appelle.
![]()
