Le vendredi soir, la visite du MoMA est offerte. Le musée est envahi de cohortes de touristes et autres avides de culture. Le monsieur qui vous tend le ticket à l'entrée ne prend même plus la peine de dire "bonjour", ce qui m'agace prodigieusement. Le responsable des vestiaires inspecte soigneusement nos lunch boxes. Je lui précise qu'il n'y a plus rien à manger dedans. Lui n'a pas l'air blasé, il sourit. Les audio-guides sont gratuits, en français siouplaît!, et le fascicule précise qu'ils sont offerts gracieusement par Mister Bloomberg, the mayor! Alors, on dit merci qui? Merciiiiiiiiii Monsieur Bloomberg.
Rentrons dans le vif du sujet!

Le MoMA c'est d'abord une ambiance : moderne il va de soit! C'est aussi un brin de provoc' : art moderne oblige! Rien qu'un exemple : l'expo consacrée à Cindy Sherman dont nous nous sommes vite extraits pour fuir ces tableaux gigantesques mettant en scène des sexes béants (excusez l'expression mais c'était tout à fait ça). Open mind je suis, mais là, un petit avertissement était nécessaire , ne serait-ce que par respect pour les nombreux enfants présents.
Bref!
Inscriptions sur les murs...
"We are dogs in love with our own vomit". Euh... pas vraiment là!
Direction la salle à côté où nous sommes surpris par le plafond entièrement encombré de ballons à l'hélium, argentés et qui menacent de tomber. Les visiteurs présents sont priés de bien vouloir les récupérer et les emmener avec eux. Pas de photos! Interdiction d'en prendre.
Les 4e et 5e étages sont un pur plaisir, un délice de contemplation.

Nous branchons notre audio-guide : musique de la jungle et parcours type chasse au trésor pour observer les moindres détails de ce tableau de Henri Rousseau intitulé "The Dream".

Oeuvre de Marcel Duchamp "A regarder l'autre côté du verre, d'un oeil, de près pendant près d'une heure". J'ai aimé, mais ne suis pas restée 1h.![]()

La dernière oeuvre de Piet Mondrian "Broadway Boogie Woogie". Mondrian avait fait le choix de ne plus utiliser le noir et préféré mettre des touches de gris. Lorsqu'on reste un moment à observer cette oeuvre, on se rend compte de son désir d'illustrer une agitation et ainsi de traduire le mouvement de cette danse qu'il affectionnait tout particulièrement, de cette musique qu'il aimait écouter. Avec cette oeuvre est annoncée l'arrivée de Jacson Pollock.
Que voici!

Nico déteste. Elo aime bien. J'adore!!! Number One est le titre de l'oeuvre. Certains l a regardent de très très près. D'autres préfèrent s'en imprégner de loin. Toujours est-il que rien n'est dû au hasard et que l'artiste, dans ses gestes amples, savait ce qu'était son objectif : mouvement et détails subtils.
Contrastant avec le gigantisme et l'agitation de Pollock, l'extrême finesse d'Alberto Giacometi avec "The chariot"

Souvenir d'une hospitalisation de l'artiste et des chariots des infirmières...
Direction la cour extérieure malgré nos petits pieds (je rappelle que je ne chausse que du 35
) extrêmement DOULOU-REUX!

Le temps de croiser Honoré de Balzac sculpté par Rodin
ainsi qu'une chèvre bien sympathique!

Le musée va bientôt fermer ses portes...
Rendons à ces lieux cette tranquillité qui lui sied si bien.

Aïe!! Mes pieds!!!![]()