Il y a eu, en décembre, mon vol Pakistan International Airlines, qui s'est transformé en véritable parcours du combattant : connection ratée à Chicago et 3 jours à O'Hara à manger des bananes et à faire la queue pour s'entendre dire que les 3 aéroports de NY sont bloqués à cause du blizzard.
Il y a eu, il y a 15 jours, la foudre qui a touché l'avion d'Elodie et qui a contraint le pilote à atterrir à Portsmouth, à 400 km de NY...
Et, ce soir, il y a eu le départ de Martin!!!!!
A l'heure, fous rires dans le métro, puis dans l'air train. Détendus, nous arrivons au comptoir d'enregistrement des bagages d'American Airlines. J'explique que Martin a 13 ans, qu'il voyage seul, et qu'il doit être accompagné. Nous montrons tous les papiers nécessaires. Mais..... (il fallait bien qu'il y eût un "mais"), voilà : l'agent de AA réclame un numéro de téléphone américain sur le papier que Martin doit mettre dans la pochette transparente qu'il a suspendue à son cou.
Je n'ai pas de numéro de téléphone portable, je n'ai pas de portable! Et je n'ai pas en mémoire tous les numéros de téléphone de mes amis, collègues ou autres personnes que je connais, ici à NY! L'agent ne veut rien savoir, le temps passe. Elle m'envoie parler avec sa "supervisor". Les minutes s'égrennent... Il est maintenant 19h, et l'avion doit décoller à 20h45.
Pas de numéro de téléphone. Martin ne décollera donc pas! Angoisse totale. Il faut réagir. VITE!!!!!
Nous sortonsn en courant du terminal 8, direction la ligne des taxis. Nous disons à ceux qui attendent sagement :" this is an emergency. We need a taxi. We will lose our flight"... Le chauffeur roule assez vite, et ne comprend pas mon accent, notamment le dernier chiffre du numéro de mon appartement. Fichtre!!!!!!!! "Three", ya pas trente-six manières de le dire. On se fâche. Et pour couper court à son exaspération et à "sorry, I'm French!", je décide d'écrire mon adresse.
Nous vivons dans ce qui sera 40 minutes, quelques scènes du film "Taxi". Quelques feux orange grillés, quelques slaloms sur les 4 voies bien négociés, nous revoilà au Terminal 8, departures. Sitôt le numéro de téléphone noté, nous courrons vers le passage de la sécurité. La ceinture de Nicolas fait sonner la barrière, les cartes de Yu-gi-oh de Martin sont examinés avec soin. (Pfffffffff!)
Puis, c'est la course, il nous reste 5 mn avant le départ.
En fait, Martin n'embarquera que le dernier. Nous attendons un bon quart d'heure avant que l'hôtesse ne vienne le chercher.
Ah là là!!!! Quelle aventure... Martin s'est juré de ne plus revenir aux Etats-Unis sans ses parents. Malgré cela, je peux dire que je suis très fière de lui. Sacré bonhomme tout de même... Et que de bons moments passés ensemble!!!!! Pour ce qui est de tes dernières minutes sur le sol américain, ça donnait à peu près ça: