
Aujourd'hui lundi 5 mars 2012, on a osé remettre en question une véritable institution new yorkaise : les dogcarts!
Marchands ambulants de hot-dogs, bretzels, et autres spécialités qui embaument les rues et avenues de la city.
Ces petites carioles font partie du paysage au même titre que ces cheminées sortant du sol et qui laissent échapper une fumée qui donne une ambiance mystérieuse, ou bien les gratte-ciel dont les façades tantôt futuristes, tantôt très travaillées jouent de leurs géométries et de leurs lumières pour toujours surprendre même le plus basé des new yorkais...
Bref, moi, j'aime bien les dogcarts. Non pas que j'y sois abonnée et que je consomme régulièrement ce qu'ils proposent, mais plutôt par attachement depuis ma première visite en 2006. Plus d'une fois, je me suis surprise à penser à l'odeur absolument délicieuse qui se dégageait dès le milieu de matinée : légumes, oignons, poulet.
Quand vous êtes touristes ici à NY, il vous arrive même de vous faire photographier à côté d'une dogcart ; et les vendeurs se prêtent volontiers au jeu.
A la noël, chacun rivalise d'imagination pour décorer son affaire : guirlandes lumineuses, enseignes lumineuses et clignotantes. Peut-être désuet et dérangeant pour les grands groupes commerciaux de Manhattan, mais autant de ponctuation bien sympathique dans des rues infinies où l'on s'épuise à marcher pendant des heures.
Supprimer les dogcarts? C'est enlever cette convivialité des cols blancs qui, le temps d'un sandwich ou d'une collation se retrouvent dehors, loin de leurs ordinateurs, à "prendre l'air". C'est enlever la possibilité à des immigrants d'avoir leur petit commerce de départ. C'est empêcher la rencontre improbable entre ces "deux-là" : le col blanc et l'immigrant qui n'étaient jamais supposés se rencontrer. C'est gommer du paysage urbain si typique à NY un de ses charmes particuliers.
Touchez pas à mes dogcarts, nom d'une pipe...Et je ne dois pas être la seule à les apprécier...
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