Dernier livre emprunté à la bibliothèque : "Brooklyn Bridge" de Karen Hesse. Une nouvelle mettant en scène un jeune garçon, fils d'immigrants russes, ayant créé le fameux "Teddy Bear". Ses parents, très occupés à faire fructifier l'affaire familiale, le délaissent quelque peu. Il a un rêve et veut le réaliser absolument : aller à Staten Island!!!
Il y parviendra... mais seul... et à pied, pour y retourner ensuite avec sa famille, pour y célébrer les noces de son oncle. Mais je ne vais pas vous raconter le dénouement. Beaucoup de mystères ponctuent ce récit, et sur la couverture, Joseph Michtom a bien raison de regarder par-dessus son épaule... Sentirait-il la présence du "radiant boy"?
Généralement, je n'aime pas les bords de mer en hiver. Cela me remplit d'un vague à l'âme qui me laisse déprimée...pour .....30 minutes (pas plus!
). Mais je me laisse tenter par une ballade sur les lieux tant convoités par Joseph.

30 minutes après le départ de Jay Street Borough Hall, le dépaysement est total. Et c'est l'hiver! La neige est tombée cette nuit et donne à cette station balnéaire un charme encore plus désuet. Coup de projecteur sur l'histoire de ce lieu... Dans les années 1860-1870, les foules étaient attirées par de grands hôtels, des plages privées et publiques et des parcs d'attraction.
En 1916, un immigrant polonais, Nathan Handwerker, ouvre la 1ère barraque à hot-dog. La recette vient de sa femme Ida. Depuis, la
qualité des hot-dogs "Nathan's famous" n'a jamais été contestée. Des personnalités telles Cary Grant, Roosevelt, Nelson Rockefeller, Barbra Streisand, Jacqueline Kennedy ou plus récemment Rudolph Giuliani ont mangé ces hot-dogs. La légende dit que 2 immigrants voulurent, un certain 4 juillet..., prouver lequel était le plus patriote, en se lançant un défi : manger le plus de hot-dogs... Depuis, chaque année, le 4 juillet, à Coney Island, un concours du plus gros mangeur de hot-dogs est organisé.
Dans les années 30, les plages de Coney Island étaient très à la mode...

Les parcs d'attraction ont attiré les foules jusque dans les années d'après guerre. Puis ce fut le déclin. Luna Park ferma en 1944. Les années 50 furent marquées par l'insécurité dûe aux gangs, et les parents se refusaient à aller se promener en famille.
En 1964 le dernier grand parc d'attraction ferme ses portes. Il reste "The Wonder Wheel", la grande roue, qui date de 1920, avec une hauteu
r de 45 m.
Mais aussi, "The Cyclone", datant de 1927, un "grand huit" construit tout en bois...
Et puis, Coney Island, aujourd'hui, c'est avant tout des revendications, afin de préserver le site.

Et puis, pour conclure... Paris, c'est Paris! Et Coney Island, c'est tout de même le centre du monde! C'est écrit!!!
