Le temps est gris. Il fait froid. Pour rappel, nous sommes à la fin du mois d'avril. Le printemps est supposé offrir aux visiteurs de passages un Paris ensoleillé, fleuri et tout et tout. Que nenni!!!!! Les parisiens (les "vrais"), ont ressorti écharpes et bottes. Pour ma part, je n'avais prévu que quelques tenues légères. Bien mal m'en a pris. Fichtre! Un chamboulement de mon programme de visites était inévitable. Et donc... musée-musée pour cet aprèm.
Au programme : l'Orangerie et... soit musée d'Orsay, soit musée du Quai Branly.
Orangerie, first... Elo m'avait dit :"Quand l'obélisque est derrière toi, tu rentres dans le jardin des Tuileries, c'est à droite."Euh... le "hic", c'est à partir de quelle sortie de métro. Les sorties sont multiiiiiiiples!!!! Pas d'affolement. Je lève la tête. Un bâtiment ne m'est pas inconnu pour l'avoir vu sur des sites de visites de Paris. Je parierai sur le musée du jeu de Paume. Bingo!
Pas pressée du tout, je me laisse envahir par la beauté du lieu.
Et les surprises au détour des allées du jardin des Tuileries. Dont cette sculpture "Le Bel Costumé" de Dubuffet (que j'adore!!)...
... et "La Foule" de Raymond Mason.
Mais telles les sirènes dont les chants veulent attirer Ulysse, les nymphéas... euh... la comparaison est mauvaise, des fleurs, par définition, ne pouvant pas chanter. Bref, le froid ne me réussit pas, pas plus qu'un programme de visites un peu chargé, il faut bien l'avouer. Toujours est -il que les nymphéas m'appellent (c'est imagé
). Magie de mon pass éducation, c'est .. . gratuit. Hé hé. Il faut dire que j'avais pensé à ce moment longtemps à l'avance, que j'adore Monet, que l'histoire même de ce lieu, du choix par l'artiste, du concept même d'atelier prévu spécialement pour la création de l'oeuvre, du mérite de l'artiste peignant presque aveugle à cause d'une cataracte aigüe, du lien qui unissait Monet à Clémenceau, de l'ouverture au public quelques mois après la mort du peintre, bref... me voici dans la première salle, ovale. Et... franchement? Trop de monde, de va et vient. Aucune possibilité de se concentrer sur l'oeuvre. N'ayant pas pris d'audio-guide, me voici démunie pour la comprendre ou l'interprêter. Et c'est un peu déçue que je gagne le sous-sol pour me rassasier de Derain, Renoir, Picasso et d'autre peintres italiens dont la maîtrise de la lumière vont me fasciner une bonne heure durant.
Me voici à nouveau dans le métro. Avec mon pass Navigo et mon petit carnet où j'ai noté avec beaucoup d'attention le trajet, ne maitrisant pas du tout, (mais pas du tout) le réseau parisien. Ce qui est plus facile ici, c'est que le métro s'arrête à chaque station. Pas d'express OU de local. Tout est local. Arrêt "Invalides" et petite marche le long des quais longeant la Seine. Toujours frisquet. Le temps de décider : Branly ou Orsay?
Ce sera le musée du quai Branly. Jamais vu. Entrée sublime. Jardins verdoyants avec vue sur la tour Eiffel. Sentiers slalomant jusqu'à la billeterie. Et re-magie. Pass machin truc. Gratuit!
Re-slalom à l'intérieur du musée avec au sol, des mots projetés en mouvement. Vous vous trouvez comme hypnotisés : murs sombres, atmosphère silencieuse, long trajet sinueux, seule la clarté des milliers de mots défilant devant vous, qui vous amènent len-te-ment vers le lieu de mille découvertes à remonter le temps.
Rois africains
Trônes d'un autre continent
Djembé grande taille
Statuette Aztèque (j'ai tout de suite pensé à l'album de Tintin "L'oreille cassée")
Peintures aborigènes
Kangourou peint sur écorce d'arbre
Les masques sont tantôt effrayants, tantôt captivants. Les bijoux sont minuscules de finesse, envahissants car lourds et chargés. Les statues semblent défier la hauteur de plafond du musée. Les matériaux surprenants dans leur utilisation. L'écorce des arbres peut ainsi être "frappée" pour donner un résultat proche de la peau tannée de bête. Et je vous ferai grâce de la photo du cache-sexe en peau de chauve-souris (floue
).
Je sors de là complètement fascinée. Très envie d'y revenir. Peut-être avant de repartir?
Je traverse le pont qui fait face au musée et me retrouve devant le musée d'art moderne. Expo Keith Arring. Prévue dans quelques jours. Et tandis que je regagne la station de métro Alma, je tombe sur ...
THE 2 PLACES I LOVE![]()