Inévitables clichés et insatiables touristes qui nous en rassasions! "Nous"? J'ai dit "nous"? Oui, bien lu
De la case "résidente expatriée avec visa" je suis passée à la case "touriste", cette espèce à part qui se ballade avec i-phone à la main prêt à dégainer-pour-prendre-la-photo-le-moment-la-bonne-prise-de-vue-bla-bla-bla.
Mais quel regard ai-je donc, depuis mon arrivée ici?
Ouh-là là! Etrange. Très ambigu. Mi amusée, mi intriguée. Zéro nostalgie. 100 % de distanciation.
Et cela fait du bien car n'étant plus "dans le bain", il est plus aisé d'avoir le recul nécessaire pour peindre un portrait réaliste de la grosse pomme.
Je commence...
Choc thermique : -10 ° ressentis sur mes petites joues habituées au doux soleil méditerranéen. Le genre de froid qui vous glace de la tête aux pieds, et qui, à la longue, vous empêche presque de parler puisque votre bouche est paralysée par le froid. Et si une petite bourrasque vient à pointer le bout de son nez entre deux gratte-ciel, là, c'est repli stratégique dans le premier deli's qui se présente pour une boisson brûlante et revigorante.
Choc chronobiologique : ce foutu décalage horaire n'est pas une légende. Encore 5 jours après, je me réveille aux aurores et m'en vais au lit à 21h. Fichtre! J'imagine que chacun y réagit différemment, mais j'avais le souvenir que c'était plus facile dans ce sens. Que nenni.
Paradoxes en tous genres...
"Les enfants tenus en laisse et les chiens portés aux bras."
Ceci dit, tout a une explication : mieux vaut tenir un enfant "en laisse" s'il est très turbulent que de le voir courir dans tous les sens sur les quais du métro ou sur les avenues à 4 voies où les taxis roulent à des vitesses pas permises. Et dans une mégalopole où la solitude est reine, un petit câlin à son animal est toujours bon à prendre. Comme il n'y a pas de sot métier, moi je dis qu'il n'y a pas de faux câlin! ![]()
C'est comme pour tout. Si l'on met en miroir les extrêmes, il est facile de dépeindre le pire et le meilleur. "Raison garder" est ma devise.
Le spectacle de la rue est constant! A la longue, cela peut même aller jusqu'à saturation. Images chocs, publicités constantes. Tout éveille vos sens à l'extrême jusqu'à plus soif.
Street art sur un immeuble délabré de Lower East Side...
Militantisme sur un mur de Chelsea...
ou bien fashion victim quelques blocks plus loin ;-)
Un air glacé vous empêche d'avancer? La grosse pomme prend soin de vous...
Et si l'envie vous prend d'accompagner votre thé chaud d'une tartelette (j'ai bien dit tar-te-let-te!) de Linz, il vous en coûtera 3$80 pour quelques bouchées de pâte sablée et de confiture de framboise.
Mini snack pour maxi prix.
Et maxi quantités quand vous commandez "small"...
Cabine d'essayage sur Union Square et quelques hésitations à acheter ce petit chemisier Calvin Klein à 29 $ ?
Déjà en rayon, les vêtements vous parlent!!!
Après un shopping effréné... Vertige des sens sur la Fifth Avenue...
Monsieur n'étant pas seul, madame lui faisant face...
Certitudes envolées!! Les taxis cab ne sont-ils pas TOUS jaunes???
Ah! C'est donc ça.. le secret de Big Apple? Vous mettre suffisamment la tête à l'envers pour vous prendre au piège!
Fallait le dire plus tôt.
J'ai même failli me faire prendre à nouveau.
Les ravages du jetlag sont immenses.
La neige était fraiche lundi matin ... à Bryant Park...
Et la joie immense de retrouver ce lieu magnifique...
Mais depuis... mon regard s'est acéré.
Et je ne fais ab-so-lu-ment PLUS de photo "cliché"!! Non! Non!