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Rien ne sert de courir...

Il faut partir à point.

Ce fut chose faite en ce dimanche matin, départ 6h de Perpi, direction Toulouse. 

Vol Toulouse-Munich, durée 1h45, juste le temps de pianoter sur l'Ipad , de refuser un infâme sandwich épicé et de boire un délicieux thé bien chaud.

Escale à Munich. Ennui total.

Puis vol Munich-New York : long, très long, in-ter-mi-na-ble!

Il y avait bien ce bel écran type tablette tactile face à moi.

Rien ne sert de courir...

Mais après avoir regardé le dernier Woody Allen, un documentaire sur les pingouins de l'Antarctique, une fable version happy end américaine et joué à Tic Tac Toe avec pour symboles la tortue de Nemo (Pixar), je n'avais qu'une envie : jeter ladite tablette par la f..........., euh... par le hublot.

8h plus tard, et donc, à 1h de l'atterrissage, juste au moment au l'avion amorce sa descente, traverse les nuages, et commence à virer à droite, à gauche, c'est le moment du "petit déj"... version Lufthanza. Traduction : "vegetarian pizza or meatballs". La pizza étant en fait une quiche bourrée d'oeufs, j'opte pour les meatballs. Je décris la scène : petite boîte en carton laissant s'échapper une odeur mi-appétissante mi écoeurante (cela dépendant fortement de l'état de votre estomac après 8h de vol). La jeune fille à notre gauche devient soudainement très pâle. Perso, j'ai entendu dire qu'il vaut toujours mieux avoir l'estomac plein avant les derniers virages... J'ouvre la boîte.

Petit pain : mouai. On va dire "bon".

Meatballs : je croque.

Je croque à nouveau. 

Pour mon horloge biologique, il est minuit.

Le coeur de la boulette de viande est rempli de ... moutarde!

Minuit + 8h de vol + virage de l'avion + moutarde + boeuf graisseux = nausée.

Je ferme la petite boîte et redonne la boîte à l'hôtesse souriante. Je ne souris pas moi.

Atterrisage en douceur. Le pilote a du avoir pitié de nos mines déconfittes dues aux boulettes-germano-dijonaises.

Petit souci à l'ouverture des portes. Le temps d'envoyer un SMS pour rassurer la famille. 

On se dégourdit enfin les jambes et nous voilà aux customs.

Empreintes, photographie de la pupille, vérification des passeports et... l'officier qui dit à Nicolas :"You were student here? We gonna ask you a few questions back there!"

C'est le pompon!

Pour nous, il est 1h du mat'. Envie que d'une chose : DOR-MIR! Et nous voilà assis avec quelques autres passagers dans une salle genre tribunal à attendre que l'on vérifie je ne sais quoi à propos des études de Nicolas à NY il y a 2 ans.

30 minutes à attendre et les paupières qui se ferment toutes seules. Une mine épouvantable et une attitude qui frise l'apparence de quelqu'un qui a bu quelques margharitas en trop.(traduction : on ne marche même plus droit!)

Passeport récupéré! Direction : récupération des valises.

Et non!

Au lieu de 2, nous n'en récupèrerons qu'une. Celle de Nico a été perdu entre Toulouse et NY.

Nous n'en demandions pas tant pour nous dégourdir les gambettes!

Bureau des réclamations bagages. ça dure ...

Air train. Sacré froid sur le quai en attendant l'Amtrak, le train qui va enfin nous amener à Pensylvania Station.

Rien ne sert de courir...

Le peu de neige sur les rails nous console de la tempête annoncée qui vraisemblablement n'aura pas lieu. 

Arrivée à Pensylvannia Station. Epuisement. On opte pour le taxi. Sympa, le trajet.

 

Rien ne sert de courir...

 

 

Arrivée chez mon amie C... Délicates attentions qui font de notre arrivée chez elle un délice!! Et.... dodo!!!!

 

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