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Parce qu'il faut bien avancer...

Lendemain d'élection. Une élève me demande pour qui j'ai voté. Cela me pose question. D'abord parce que la fillette en question est en âge de comprendre que cela est personnel et ensuite parce que je m'interroge à propos du manque de retenue de bon nombre de personnes, à ce moment précis de notre calendrier électoral. 

Loin de moi l'idée de m'épancher sur tel ou tel courant politique. Je ne m'estime pas assez compétente en la matière. Beaucoup de personnes n'hésitent pas à discourir sur tel ou tel sujet, sans pour autant n'avoir aucune information fiable et vérifiable. Bref, nous sommes à une époque où l'excès de parole induit l'effet inverse. Je ne suis pas de ceux-là.

Cependant, j'éprouve le besoin de mettre à plat quelques réflexions qui me paraissent être de bon sens (mais peut-être suis-je seule sur une planète déserte à penser cela).

Les réseaux sociaux sont un moyen de communication fort agréable, qui permet à des personnes à des milliers de kilomètres de garder contact et de se tenir au courant de moments festifs et heureux de leur vie. Lorsque ces mêmes réseaux deviennent une tribune politique, matraquant de "news" assassines de potentiels adversaires de l'autre camp, cela devient franchement lourdingue (excusez l'expression, mais elle représente bien ce que je ressens).

Les médias jouent leur rôle. Ils sont fantastiques! Les analyses sont ce qu'elles sont, mais les chroniqueurs, journalistes et autres spécialistes de la question sont le plus souvent compétents et nous livrent leurs points de vue en temps réel. A nous, évidemment, de faire le choix des médias qui nous correspondent le mieux. Lorsque ces mêmes médias s'acharnent, coupent systématiquement la parole, ne laissent pas à la personne interrogée le temps de s'exprimer correctement, insistent plusieurs fois de manière importune pour obtenir une réponse qui, de toute évidence, ne sera pas donnée, cela devient anxiogène, malsain  et franchement désagréable.

Les militants sont des personnes passionnées. Ils ont le mérite d'être totalement investis pour une cause, des idées, une personne, un mouvement, des actions, des objectifs.. Que sais-je encore... Ils donnent de leur temps, tentent de convaincre, lisent, diffusent, collent des affiches, assistent à des meetings, soutiennent leur "poulain", espèrent, sont impatients d'atteindre leur but et croient en l'avenir de leur pays. Lorsque ces mêmes militants sont hermétiques à toute discussion, sont désagréables, de mauvaise foi, ferment la porte à tout échange, négociation, cela n'augure rien de bon pour la suite des événements.

J'ai une certaine idée de la politique.

J'ai toujours été très intéressée par la politique. 

Depuis mon adolescence. 

Très choquée (le mot est faible) après la diffusion en classe de 4ème (j'avais tout juste 13 ans) de films documentaires sur l'holocauste et les camps de la mort, puis dans la même année après avoir vu "Au nom de tous les miens". Comment la politique pouvait-elle mener à cela? Politique et humanisme étaient-ils compatibles? 

L'année du bac, un film a bouleversé à jamais ma vision des choses : Gandhi. Imaginez un méga-cinéma où pas un bruit ne s'entend pendant trois heures, et où se sont pourtant entassés plus d'un millier de lycéens n'étant pas totalement convaincus de l'utilité de cette projection (il faisait ce jour-là un temps merveilleux et le printemps embaumait le laurier rose, le mimosas et la glycine.) Une autre vision de la politique. Son antithèse. Et une révélation pour moi, puisque je devais dévorer tous les ouvrages de Gandhi, Martin Luther King, Lanza del Vasto (j'en oublie...) . Mais pas que.

Lire, mais aussi réfléchir, écouter, observer, soupeser, respecter.

18 ans. Premier vote pour les élections européennes.

Puis s'en suivirent plusieurs dizaines...

L'influence du vote familial, importante pendant plusieurs décennies. 

Et puis un regard qui change.

Ne pas rester figée.

Election présidentielle 2017 à nulle autre pareille.

Mais que ce lendemain de premier tour est douloureux pour moi. 

Déchirements, propos injurieux, calomnie, procès d'intentions, tout y est. 

Je pars du principe qu'il faut donner une chance à celui qui est sur le point d'endosser la magistrature suprême, qu'il faut lui donner les moyens de gouverner, qu'il est nécessaire d'avoir confiance et non pas d'établir une défiance malsaine. 

Point d'illusion naïve, mais envie de tenter ce qui est proposé. A savoir, travailler ensemble, entre personnes de tous bords, en prenant les idées qui sont les meilleures et se donnant les moyens d'atteindre les objectifs fixés par ces personnes d'horizons divers.

L'idée est louable et mérite d'être retenue.

C'est lorsque nous arriverons à nous faire face, à nous parler, à dialoguer dans le respect de nos différences que nous pourrons avancer.

Le petit enfant qui apprend à marcher tombe mais se relève et est encouragé par ses parents. Pas le choix.

L'élève qui apprend à écrire se trompe, puis recommence, persévère, accompagné par son enseignant. Pas possible autrement.

Le jeune musicien répète sans cesse le passage difficile et repositionne son archet des centaines de fois avant d'obtenir un son mélodieux. Persévérance.

Le malade patiente et supporte la douleur, soulagé par l'infirmière et les médecins. Espoir.

Sommes-nous une société de persévérance, d'espoir, de choix judicieux et sommes-nous prêts à nous accompagner les uns les autres et à nous faire confiance?

Je ne peux pas me résoudre à penser le contraire.

Je trouve cette citation de Sir Winston Churchill très appropriée. Il ne s'était pas trompé lors de seconde guerre mondiale en promettant de la sueur et des larmes.

J'aime à croire que la phrase ci-dessous sera notre fil rouge pour les années à venir.

Bla-Bla-Bla

Votre bien dévouée optimiste. sarcastic

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T
hello
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L
Bises ♥
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L
C'est un très beau billet Mapie :) J'espère ne pas être trop visée : j'ai beaucoup publié sur FB hier et aujourd'hui, mais je pense et espère n'être ni assassine, ni insultante, ni hermétique, à part une blague sur Fillon qu'était trop belle pour la laisser passer.<br /> Pour l'heure je suis cruellement déçue : si j'ai choisi mon candidat sur le tard, c'est donc que je n'y suis pas allée à l'aveugle, pour le coup, et son programme m'a portée, enfin ! Alors, oui, déçue, très. J'ai passé la journée sur divers médias et FB, et le temps passant, ouh la la : des vegans postant des messages vulgaires et grossiers sur Macron / des lepénistes goguenards, insultants avec des mots qui blessent même quand je ne me sens pas visée / des mélenchonistes appelant à bloquer le pays (eh oui, même auprès de "mon" candidat j'ai croisé du pas beau).<br /> Oh, et ce maire dont la commune a voté Le Pen à 37% je crois, et qui va démissionner parce qu'il veut pas "gérer des connards" ! Lamentable...<br /> J'ai publié à propos des législatives, oui j'ai trouvé un peu gros que Macron parle tout à coup d'urgence écologique (??), je me suis amusée à étudier les chiffres, et j'ai certainement contribué au gavage FB - ça faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas sentie autant investie !<br /> La politique doit-elle relever de la sphère privée, comme la religion ? Je ne crois pas, tant qu'on la considère pour ce qu'elle est, ce qu'elle devrait être : vivre ensemble, trouver des solutions ensemble, contredire pour faire avancer la réflexion, réaliser que tout n'est pas simple, tout noir et blanc, e confronter à ses contradictions, y réfléchir et faire des choix mesurés (ceux qui ne feront pas souffrir autrui)... toussa...<br /> Du coup, je me sens optimiste, figure-toi !<br /> Bises<br />  
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