Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Premiers pas à Nice

C'est ce matin, lorsque je me trouvais à bord du bus me menant au travail, que je me suis surprise à penser : " Tiens! Je suis restée le nez rivé à mon bouquin et je n'ai pas pensé à admirer la baie des anges, en contrebas, et ce magnifique soleil levant sur la mer, à la surface parfaitement horizontale, ayant inspiré nombre de peintres et artistes en leur temps!".

Non pas que la Méditerranée et que la côte d'Azur aient perdu en un mois et demi (déjà?) de leur superbe! Je me prends à avoir ce petit sourire béat lorsque je note ce contraste de couleur vert-palmier-bleu-azur-rivage-gris-galets ou ce détail architectural sur une façade de maison ou encore cet immeuble bourgeois façade art-déco donnant sur un parc magnifiquement arboré qui me fait étrangement penser à Gramercy Park à New York. 

Nice n'est pas New York. Mais...

Vous pouvez y voir une minuscule statue de la liberté, au pied de la colline du rocher, pointant fièrement sa (petite) torche vers les flots lui faisant face.

Premiers pas à Nice

Vous entendez parler des dizaines de langues différentes rien qu'en vous promenant ou en prenant le bus. Le centre-ville regorge de petits restaus des quatre coins du monde. L'Italie, ici, est omniprésente! Mon petit moment restau improvisé de ce samedi a été une expérience des plus rafraîchissantes. Imaginez : une petite pizzéria au fond d'une impasse, un serveur à l'accent italien bien prononcé, la musique.... italienne, l'huile, le vinaigre balsamique, tout, absolument tout est italien. La pizza ... sublime. Et vous sortez de là, légère, légère (oui, bon d'accord, les calories absorbées vous ont alourdie quelque peu, mais qu'importe).

Un mois et demi déjà que je me sens niçoise sans aucun complexe. J'ai eu le temps d'observer (et de vivre) les us et coutumes locales :

- grands spécialistes des doubles files. Ici, c'est comme ça! Vous voulez avancer? Cligno, c'est simple, et vous changez de file.

- Mieux vaut être 06 qu'un autre numéro sur la plaque. Vite, vite, chez le garagiste.

- Une p'tite contravention dès les premiers quinze jours pour être garée quelques centimètres au-delà de l'interdiction de stationner juste en bas de chez moi.

- Et le choc : LES SOUS-SOLS! Il y en a partout : sous les supermarchés (c'est un + pour les clients), sous les hôpitaux, les résidences, les centre-commerciaux, les magasins de bricolage (on vous rembourse 1€ si vous faites un achat). Pourquoi le choc? C'est simple! Vous sortez de votre garage (en sous-sol), vous vous rendez au magasin de bricolage près de chez vous (sous-sol) puis vous avez RV à l'hôpital qui longe la prom' (sous-sol, parking non remboursé... comme vous attendez 2 h, vous payez 5 €... non remboursé par la sécurité sociale). Il vous reste un peu de temps, vous devez vous acheter une planche à repasser. Direction le Maxi-Bazar. Bis repetita : sous-sol. Et trois escalators pour mener au magasin. La préfecture? Sous-sol. Parkings payant, bien évidemment.

Alors, je ne veux pas faire ma petite provinciale, mais les sous-sols, comment dire, les quinze premiers jours de mon installation ici, j'ai saturé et je n'ai pas franchement apprécié.

Et comme je suis niçoise, j'ai bien compris qu'il fallait réagir en niçoise : exit la voiture (bien garée dans son sous-sol... aaaaaaaargh!!!!) et moi, à pied et en bus. La vie est belle tongue

Petit paragraphe spécial mer : en digne addict à la plage que je suis, ici, c'est l'extase totaaaaale. Eau à 25°. Inutile de se mouiller la nuque pour éviter une hypothétique hydrocution, l'on rentre dans l'eau comme dans un bain. Les galets? Pfff... détail. Soit vous optez pour les maaagnifiques "méduses" (ça me rappelle mon enfance), soit vous choisissez des plages de sable fin, comme celles de Mandelieu-La-Napoule (merci ma belle-fille pour ce tuyau!).

Mon addiction à la plage s'est encore aggravée. Lever, stores levés : il fait beau. Lundi-Mardi-Mercredi-Jeudi... Bla-bla-bla. Même chanson depuis fin juillet. Si c'est pas de la routine ça, je ne sais pas comment ça s'appelle.

Premiers pas à Nice

Il fallait bien le travail pour ternir tout ça.

Et bien même pas!

Je retrouve là aussi l'ambiance de mon école du Bronx. Des petits élèves très attachants, une équipe soudée, bienveillante et motivée. 

Je renoue avec l'enseignement du FLE/FLS que j'affectionne tout particulièrement. De nouvelles aventures à venir...

Face à tant de bouleversements, de changements, d'environnements nouveaux, il fallait bien introduire un peu de monotonie. Ce fut ce livre qui me le procura : "Major Pettigrew"s last stand". 

Parce que c'est la première chose que je fais lorsque je vis dans une nouvelle ville. Je m'inscris à la bibliothèque. Et que j'ai besoin d'entretenir mon anglais. Ce livre a été comme une évidence pour moi. L'histoire de ce vieil homme, retraité de l'armée britannique, et qui, dans sa solitude, tombe amoureux de Mrs Ali, employée de la petite épicerie du village. 

Ce matin donc, Mrs Ali, froissée par des commentaires malveillants lors d'une soirée de gala, préférait se réfugier dans sa famille, dans la banlieue londonienne. Quel chagrin pour Ernest. Euh, pardon... Major Pettigrew.

Vous comprendrez pourquoi je n'ai donc pas levé les yeux pour contempler le lever de soleil majestueux et scintillant, en contrebas des collines niçoises ce matin.

C'est parce que cette routine douce et rassurante fait maintenant partie de ma nouvelle vie.

Mais au retour de l'école, le livre est resté dans mon sac.

La lumière avait changé sur la Prom'. 

ça parlait russe, anglais, allemand dans le bus.

Qu'est-ce-que ma ville est belle!

Et j'ai souri.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article